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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 692. Une visite à domicile

# 692. Une visite à domicile

 

Joe Pillburg fronça les sourcils en voyant Carolyn Russell trembler en versant le café.

Ils étaient dans la cuisine des Cord.

Carolyn s’en voulut d’être aussi fébrile. Ces derniers jours ont été éprouvants pour elle, mais elle devait faire bonne figure devant son client. S’il sentait la moindre fébrilité de sa part, il risquait de perdre sa confiance et choisir un autre avocat.

Et Joe avait remarqué la fébrilité de Carolyn, puisqu’il dit : « Mlle Russell, est-ce que ça va ?

Carolyn se mordit les lèvres. Elle devait assurer ce rendez-vous. « Ça va bien, merci. C’est juste que la cafetière est un peu lourde.

- Je peux vous aider…

- Ca ne sera pas la peine, merci.

Elle reposa la cafetière sur le plan de travail de la cuisine et alla s’asseoir en face de Joe. « Si parlions plutôt de l’affaire qui nous préoccupe. J’ai besoin de savoir quel genre de patron est Jack Peyton.

- C’est-à-dire ?

- S’il est colérique, tyrannique, ou autre chose qui pourrait l’affecter.

- Je ne dirais pas qu’il est tyrannique, ni même colérique. Il est… laxiste.

- Laxiste ? Jack Peyton ? C’est étonnant.

- Il l’est avec la Fabrique Peyton. De toute évidence, cette entreprise ne l’intéresse pas. Il n’est presque jamais à son bureau, préférant les bureaux confortables de sa société d’immobilier au Peyton Professional.

- Excusez-moi, Monsieur Pillburg…

- … appelez-moi Joe.

- Très bien, Joe. Expliquez-moi comment un patron laxiste met à la porte un de ses meilleurs employés.

- C’est une affaire personnelle. Ni plus ni moins. Peyton m’a toujours détesté.

- Y a-t-il des employés de la Fabrique pour attester vos dires.

- Vous ne me croyez pas ?

- Ce n’est pas ça, Joe. Je suis votre avocate. Bien sûr que je vous crois. Mais la défense va vouloir dénigrer votre témoignage. Si vous avez des employés capables de confirmer que Jack Peyton vous malmenait et vous détestait, nous aurons un avantage.

Un claquement sec vint perturber la quiétude de la pièce. Sur les nerfs, Carolyn sursauta et poussa un cri. Elle mit ses deux mains sur son visage.

Joe fronça de nouveau les sourcils. « C’est le vent qui a fait claquer le volet sur la vitre de la fenêtre.

- Oui… oui bien sûr.

- Mlle Russell, vous êtes sûre que ça va ? On peut remettre cette discussion si vous voulez.

- Non, reprenons.

Mais un nouveau claquement à la fenêtre la fit de nouveau sursauter.

Cette fois, Joe se leva et alla à la fenêtre avec l’intention de remettre le volet contre le mur. Mais Carolyn l’interrompit en criant : « N’ouvrez pas cette fenêtre !

Joe s’arrêta et se tourna vers Carolyn. Celle-ci capta son regard surpris. Elle se sentit terriblement ridicule d’avoir peur de la sorte. « Excusez-moi.

Joe revint à sa place. « Visiblement, quelque chose vous tracasse.

Carolyn décida de jouer franc-jeu. Cela permettra à Joe de comprendre les raisons de son angoisse et de les dissocier à son affaire contre Jack Peyton. « Pour tout vous avouer, je me suis réfugiée ici parce que j’ai un problème.

- Un problème ?

- Disons que quelqu’un me veut du mal.

- Je suis désolé de l’apprendre.

- Cela fait plusieurs mois qu’il me poursuit. Il a trafiqué les freins de ma voiture, a tenté de me renverser avec la sienne, et il m’a fait peur avec un cobra.

Carolyn secoua la tête. « Je dois vous paraître ridicule à vous raconter tout cela.

Joe Pillburg la regarda avec insistance. Puis il finit par dire : « Oui. Oui c’est ridicule.

Il se mit à rire et rajouta : « C’est même totalement saugrenu.

- Je ne comprends pas.

- Mlle Russell, pourquoi cet homme vous harcèle-t-il ? Avez-vous fait quelque chose de mal ?

Carolyn était surprise par la tournure que prenait la conversation. « Non, je n’ai rien fait.

- Vous avez raison, vous n’avez rien fait. Cet homme n’a aucun droit.

- Il a été inculpé, mais il est sorti de prison. Quelqu’un a payé sa caution.

Pillburg secoue la tête et pince les lèvres en répétant une nouvelle fois : « Cet homme n’a aucun droit.

Puis il frappe la table d’un poing rageur. « Il n’avait pas le droit de se prendre pour ce qu’il n’est pas !

Le sang de Carolyn ne fit qu’un tour. Les yeux de Pillburg n’étaient plus qu’une fente. Son regard transperçait littéralement la jeune femme.

Elle comprit alors les erreurs qu’elle avait commises. La première avait été de croire Billy Chambers coupable.

La seconde erreur - l’erreur fatale - était d’avoir ouvert la porte à son futur assassin. 

 

A SUIVRE...

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Betty 15/04/2014 19:16

Et moi aussi, je m'doutais !!!
Qu'a bien pu faire Carolyn à Joe Pillburg ? Et pourquoi l'a-t-il prise comme avocate ?
A jeudi alors...

Mr. Peyton 15/04/2014 19:21

J'espère quand même avoir créé une toute toute petite surprise avec Joe Pillburg.
Oui, c'est promis, jeudi vous saurez tout.
En attendant, bon mercredi ;-)

Marie A 15/04/2014 17:53

Je l'savais !!!
Excuse-moi d'être si présomptueuse, mais les soupçons envers Billy étaient trop évidents...
Maintenant, la grande question est *Pourquoi* Joe Pillburg en veut autant à Carolyn ???

Mr. Peyton 15/04/2014 18:28

En effet, c'était trop évident pour Billy.
Il y a bien évidemment un pourquoi aux agissements de Mr Pillburg. Nous saurons cela jeudi ;-)