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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 691. Seule dans la maison

# 691. Seule dans la maison

 

Carolyn Russell resta prostrée un long moment. Assise dans le canapé des Cord, elle fixait la porte d’entrée, s’attendant d’un moment à l’autre à la voir voler en éclat et à voir débarquer Billy Chambers, les yeux injectés de sang, pour qu’il lui assène le coup final.

Mais rien ne se passa. Carolyn commença à détendre ses muscles au bout d’une demi-heure. Et au bout d’une heure, son cerveau était en ébullition.

Par dieu sait quel moyen, Billy Chambers avait payé sa caution et était donc libre.

Il était placé sous surveillance et devait rendre des comptes à la police régulièrement. Il n’avait donc aucun intérêt à s’en prendre à Carolyn tant qu’il restait inculpé. Il aurait trop à perdre.

Cependant, la scène du parking souterrain était encore vive dans la mémoire de Carolyn. Elle pouvait encore sentir sa main ferme se poser sur son bras et revivre ce geste brutal pour la forcer à le regarder.

Elle fut parcourue d’un frisson.

Si Chambers était fou, et elle pensait qu’il l’était, il n’aurait que faire d’être en liberté surveillée. Il pouvait lui faire du mal sans aucun scrupule.

Elle se leva doucement et regarda par la fenêtre.

Rien.

Tout était calme.

Tout. Sauf Carolyn. Ses tremblements reprirent de plus belle. Elle ne pouvait pas sortir dans cet état. Elle devait demander de l’aide. Elle ne pouvait pas appeler la police. Billy n’avait rien fait d’autre que de vouloir lui parler. Ça ne méritait pas un retour en prison. Ce qu’elle devait faire, c’est obtenir une injonction et interdire à Billy de l’approcher.

Steven. Il pourrait régler la situation.

Elle alla décrocher le combiné et appela le bureau. Emilie, sa secrétaire, l’informa que Steven n’était pas encore revenu du bureau. « Voulez-vous qu’il vous rappelle à son retour ?

- Oui, s’il vous plaît.

- Mme Friedman vient de me dire qu’il a une affaire à plaider au tribunal et qu’il ne rentrera pas tout de suite au bureau.

Carolyn réfléchit. Devait-elle importuner Steven au Tribunal, uniquement parce qu’elle avait peur ? Non, bien sûr.

Au bout du fil, Emilie s’impatientait : « Mlle Russell ?

- Eh bien, je suis chez lui en ce moment, à Chestnut Street. Lorsqu’il revient, dites-lui de m’appeler.

- Vous ne venez pas au bureau ?

- Non. J’ai des choses à faire.

- Et votre rendez-vous ? Joe Pillburg doit passer à quatorze heures.

Joe Pillburg. Dans sa panique, elle l’avait totalement oublié. « Je m’en occupe, Emilie. Merci. Surtout dites à Steven de me rappeler.

Elle raccrocha. Et se sentit soudain stupide de rester cloitrer dans cette maison qui n’est même pas la sienne. Elle devrait prendre son courage à deux mains, sortir et aller s’enfermer chez elle.

Mais elle était terrifiée à l’idée que Billy puisse se trouver dans les parages et puisse se jeter sur elle à tout moment. Une peur insensée, mais une peur réelle.

Joe Pillburg. S’occuper d’une affaire lui changera les idées. Et s’il vient ici, sa présence la rassurera. Billy ne pourra rien tenter.

Elle saisit son carnet d’adresses dans son sac et téléphona à Joe Pillburg, qui accepta de venir la voir chez Steven, bien qu’il fût surpris par cette proposition.

 

***

 

Joe Pillburg vint en bus. Il n’avait pas de voiture. Il descendit à l’arrêt de Chesnut Street. Juste derrière lui, un autre homme, flanqué d’une casquette de baseball et d’un vieux pantalon velours, descendit à son tour.

Le bus s’en alla. Joe prit la direction de la maison de Steven Cord, où Carolyn l’attendait.

L’homme à la casquette entra dans le jardin de la maison d’en face. Celle de Paula Dixon.

 

***

 

Paula regarda sa montre. Il était grand temps de retourner au bureau. La perspective de devoir passer une heure en compagnie de Mme Van Der Blint ne l’enchantait pas plus que ça. Mais comme le répétait souvent Betty, c’était la cliente principale de l’agence.

Elle était reconnaissante à la vieille dame d’être restée fidèle, malgré les absences répétées de Paula. Aussi revêche était-elle, Mme Van Der Blint avait compris la période de dépression qu’avait vécu Paula.

Aujourd’hui, tout était terminé. Cal était en prison, l’âme d’Eric était repartie dans l’au-delà, et Paula était redevenue sereine car elle avait finalement compris qu’elle était la victime de toute cette triste affaire, et non la coupable.

La sonnette de la porte d’entrée retentit et Paula fronça les sourcils. Sans doute un démarcheur. Elle n’avait pas le temps pour ça.

Elle ouvrit la porte et découvrit l’homme à la casquette.

Un instant. Un bref instant, son cerveau refusa d’admettre la vérité. Puis l’homme a levé la tête, a souri à Paula.

Cal Fullerton était de retour chez lui.

 

A SUIVRE...

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Commenter cet article

Mr. Peyton 14/04/2014 21:45

M'est avis que Cal n'a pas de temps à perdre. Il veut s'occuper le plus vite possible de Paula avant de quitter le pays :-(

Marie A 14/04/2014 20:13

Eh ben, Cal n'a pas perdu de temps !
Si Joe se drape de la cape de Zorro pour sauver Paula... on lui pardonnera ses manigances, et on irait même jusqu'à voter pour l'élire à la présidence de l'usine ;-D

Mr. Peyton 14/04/2014 18:47

:-)) On se console en se disant que, quoiqu'il arrive (le pire comme le meilleur), tout prendra fin à un moment ou à un autre... reste à savoir quand et comment ;-)

Betty 14/04/2014 09:08

Il y a trop de rebondissements....hihihi...On ne va bientôt plus dormir la nuit non plus....hihihihi
Mauvais passage pour toutes celles qui se croyaient à l'abri.
Bonne journée