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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 690. Une rencontre au parking

# 690. Une rencontre au parking

Carolyn Russell et Steven Cord prirent ensemble l’ascenseur pour sortir du Peyton Professional. C’était l’heure du déjeuner. Steven allait rejoindre Betty et son fils Brian au Cider Barrell, tandis que Carolyn allait chez les Cord pour faire ses bagages et rentrer chez elle.

Maintenant que Billy Chambers est en prison, elle n’a plus rien à craindre.

Elle appuya sur le bouton du rez-de-chaussée. « Tu es sûr que ça ne vous dérange pas que j’aille seule chez vous ?

- Bien sûr que non.

- Betty va pouvoir souffler. Tu vas lui apprendre la bonne nouvelle ?

- Arrête… on a été ravis de t’avoir avec nous.

- Bien sûr, Steven… bien sûr.

- Bon, ça n’a pas toujours été facile…

- Ca n’a jamais été facile.

L’ascenseur s’ouvre sur la réception de l’immeuble. « En tout cas, je suis content que tout soit enfin terminé », dit Steven avant de sortir.

- Et moi donc ! Je laisserai la clé sous le palier.

Carolyn appuya sur ‘-1’ et atterrit au parking.

Depuis l’inculpation de Chambers, elle se sentait libre comme l’air. Elle était soulagée et n’avait plus besoin de faire un pas dans la rue sans avoir la peur au ventre. C’était une véritable délivrance.

Qu’est-ce qui avait pu pousser Billy Chambers à aller aussi loin ? C’était un garçon possessif, certes. Mais à l’époque où ils étaient ensemble à New York, elle l’aurait plus volontiers classé dans la catégorie « passionné » que « perturbé ».

Comme quoi, tout le monde pouvait se tromper sur la nature humaine.

Le bruit de ses pas claquant sur le sol faisait écho dans l’enceinte confiné du parking souterrain. C’est alors qu’elle se rendit compte que ce n’était pas seulement l’écho de ses propres pas qu’elle entendait.

D’autres pas.

Derrière elle.

Elle se retourna. Personne.

Elle continua sa route jusqu’à la voiture, en pressant le pas.

Les autres pas faisaient de même. Plus de doute possible. Elle était suivie.

Elle se retourna une nouvelle fois et une nouvelle fois ne vit personne.

Elle bifurqua à droite pour prendre l’allée menant à sa voiture et s’arrêta net et poussant un cri de surprise.

Il était là, devant elle. Monstre menaçant aux cheveux blonds bouclés.

Billy Chambers.

Il la regarda droit dans les yeux. « Il faut qu’on parle.

Carolyn était paniquée. « Qu… qu’est-ce que tu fais là. Tu devrais être en prison !

- On a payé ma caution.

Carolyn était sur le point de demander qui, mais qu’importe. L’important, c’est qu’elle sorte d’ici immédiatement.

- Laisse-moi tranquille, Billy. Je n’ai rien à te dire.

- Je dois comprendre.

- Il n’y a rien à comprendre.

Elle alla jusqu’à sa voiture, suivit par Billy. « Carolyn, que se passe-t-il à la fin ? Pourquoi m’as-tu accusé ?

- Fiche-moi la paix.

Elle s’apprêta à ouvrir la portière, mais Billy lui saisit le bras et le força à la regarder. « C’est une punition, c’est ça ? Tu es toujours amoureuse de moi et tu veux te venger en m’envoyant en prison parce que tu n’as pas supporté notre rupture.

Malgré sa peur, Carolyn faillit éclater de rire. Ce type était fou. Tout simplement. Elle avait cherché des raisons à ses actes, mais il n’y en avait aucune. Il était malade, tout simplement.

Elle se dégagea et avant qu’il ne puisse esquisser un geste, s’engouffra dans la voiture et la verrouilla.

Billy martelait la vitre de la portière et hurlait : « Il va falloir qu’on parle un jour où l’autre. Il va falloir que tu m’expliques pourquoi tu as fait ça !

D’une main fébrile, Carolyn mit le moteur en route et démarra en trombe.

Les pneus crissèrent sur le sol. Elle emprunta l’allée de la sortie. Par son rétroviseur, elle voyait Billy courir en vain après la voiture, lui intimant l’ordre de s’arrêter.

La barrière s’ouvrit enfin, et la voiture se retrouva en pleine lumière du jour, rassurant Carolyn.

Durant tout le trajet, elle ne cessait de regarder le rétroviseur, tremblant à l’idée que Billy ait pu la suivre.

Elle tremblait encore lorsqu’elle arriva chez les Cord. Elle ouvrit la porte, entra dans la maison et referma la porte à clé.

***

Don Cardwell était nouveau à la prison du comté de Peyton. C’est la raison pour laquelle on le chargeait des tâches ingrates.

C’était lui qui nettoyait le vomi des clodos alcooliques qu’on mettait en cellule. C’était lui qui était chargé de faire la paperasse et de ranger les archives pendant que George, le gardien principal, était affairé à des tâches plus passionnantes.

Mais George travaillait depuis plus de vingt ans dans cette prison attenante au poste de police de Peyton Place. C’était normal qu’on lui donne le meilleur travail.

Don rêvait du jour où le vieux George prendrait sa retraite et où il pourrait alors prendre sa place et laissait à un petit jeune la corvée des toilettes.

Pour l’instant, il fallait apporter son repas au détenu Fullerton.

Un repas que Fullerton ne mangera pas. Car Don le fit tomber par terre avant d’arriver à la cellule. Dès l’instant où il a vu la porte de la cellule ouverte en grand, il a su que Fullerton ne mangerait pas son repas ici.

Don se précipita à l’intérieur de la cellule et découvrit George inanimé, une mare de sang autour de son crâne.

Don se pencha sur lui. Il était encore en vie.

En revanche, plus aucune trace de Cal Fullerton. Le prisonnier s’était évadé. 

 

A SUIVRE...

 

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Marie A 11/04/2014 20:07

A suivre, à suivre, à suivre... Tu ne sais donc pas que c'est vendredi ?!
Comment qu'on va prévenir Paula, maintenant ? D'ici lundi Cal aura tout le temps d'agir :-S

Comme toujours, c'est passionnant :-) Merciiiiii !

Mr. Peyton 11/04/2014 22:34

Non, aucun soucis à se faire, il ne se passe jamais rien le weekend à Peyton Place, les méchants n'ont toujours pas obtenu le droit de travailler le dimanche :-))
Et c'est moi qui te remerciiiiiie ;-)

Betty 11/04/2014 08:19

Encore un rebondissement, je dois être encore bien naïve mais je ne pensais pas à ça. Va-t-il y avoir encore quelques vengeances....oh là là
Bonne journée

Mr. Peyton 11/04/2014 19:30

Surprendre les lecteurs est un véritable bonheur pour l'auteur :-)
Nous verrons la semaine prochaine si vengeance il y a.
Bon weekend