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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 689. Le venin (deuxième partie)

# 689. Le venin (deuxième partie)

Le sergent de police Gil Calin vint voir Carolyn Russell à son bureau afin de lui poser quelques questions.

Carolyn avait invité Steven Cord à se joindre à eux. « Il est ici en tant que consultant, expliqua-t-elle. Cela ne vous dérange pas ?

- Non, répondit Calin qui s’installa et accepta le café proposé par Carolyn.

Le sergent a de nouveau posé des questions à Carolyn sur ses différentes agressions. Il lui a aussi demandé pourquoi elle n’avait pas porté plainte après avoir failli être renversée par une automobile.

Carolyn lui expliqua calmement qu’elle soupçonnait déjà Billy Chambers à cette époque et qu’il lui était difficile d’aller au poste de police afin de porter plainte contre un sergent alors qu’elle n’avait aucune preuve.

Cette fois, Billy Chambers s’est trahie. Carolyn savait qu’il était amateur de reptiles répugnants du genre serpent venimeux. Elle savait aussi qu’à New York, il possédait un boa dans son appartement.

Gil Calin avala une gorgée de son café. « Nous avons perquisitionné chez Chambers. Nous y avons trouvé une cage en verre qui aurait pu abriter un reptile. Sauf qu’elle était vide.

- Evidemment, intervint Steven. Puisque le cobra se trouvait dans la voiture de Carolyn.

- Il a dit que la cage abritait un boa inoffensif et qu’il s’en est séparé il y a deux semaines en le vendant à un amateur de reptiles.

- Il ment, dit Carolyn.

Calin haussa les épaules. « Il dit avoir rencontré cet amateur au cours d’une convention sur les reptiles. Il n’a pas pu donner de nom, ni d’adresse. Et le type a réglé en espèces.

- Comme par hasard !

- Mlle Russell, ce genre de transaction est assez fréquent dans ce milieu.

Steven se pencha en avant. « Vous avez retenu des charges contre lui ?

- Pour l’instant, il est en garde-à-vue, mais il risque d’être inculpé.

Carolyn secoua la tête. « Il n’y a pas de preuves. Ça ne marchera pas.

- Détrompez-vous, Mlle Russell. Nous avons téléphoné à l’organisateur de la convention.

- Et ?...

- Et rien ! Il n’y a jamais eu de convention sur les reptiles dans ce secteur.

- Donc il ment.

- Autre chose : nous avons découvert chez lui un livre sur le cobra indien et sur la façon de l’élever.

Carolyn fit une moue. « C’est dégoutant.

- Si Chambers a effectivement possédé un cobra, il risque très gros. Il est interdit d’élever des animaux aussi dangereux sur le territoire américain sans une autorisation.

- Il est fasciné par les cobras, dit Carolyn. A New York, il m’en parlait souvent.  

***

Quelques heures plus tard, Billy Chambers était inculpé. Il occupait la cellule voisine de celle de Cal Fullerton à la prison du comté de Peyton.

Sa caution fut estimée à 20.000 dollars. Une somme que son avocat commis d’office, un vieux binoclard de White River, n’avait pas réussi à faire descendre. Billy n’avait pas ces 20.000 dollars en poche. Mais il était prêt à tout pour sortir de ce trou.

Il demanda à parler à Jack Peyton.

Jack n’avait aucunement envie de voir Billy Chambers. Cependant, il se sentait responsable de ce qu’il avait fait subir à Carolyn, et voulait aussi s’assurer de la discrétion de Chambers.

Il passa devant la cellule de Cal Fullerton, eut un frisson. Cal lui sourit méchamment. Jack savait qu’il voulait sa peau. Steven lui avait dit qu’il était prêt à l’enfoncer pour s’en sortir. Encore un problème que Jack allait devoir régler. Et il ne savait pas encore comment.

Chaque chose en son temps. Pour l’instant : Billy Chambers.

Le gardien ouvrit la porte de la cellule de Chambers et laissa Jack entrer.

Après s’être assuré que le gardien était trop loin pour entendre, il s’adressa au détenu. « Vous avez perdu la tête ou quoi ! Qu’est-ce qui vous a pris d’agir de la sorte.

Billy ne répondit pas et se contenta de regarder Jack dans les yeux, avec un calme apparent.

Jack poursuivit. « Je vous ai fait venir ici pour que vous vous occupiez de Carolyn Russell. Ça voulait dire la reconquérir et repartir avec elle à New York. Pas de la harceler au point de vouloir la tuer !

- J’ai besoin que vous payiez ma caution, dit Billy. 20.000 dollars.

- Pas question ! Chambers, vous êtes malade. Il va falloir vous faire soigner.

- J’ai besoin de sortir d’ici, Peyton.

- Non !

- Alors, je vais aller dire au juge ce que je sais.

- Et que savez-vous ?

- Je lui dirais pourquoi vous avez tant tenu à me faire venir à Peyton Place. Je lui dirais que vous vouliez vous débarrasser de Carolyn. Je n’ai fait qu’obéir à vos ordres, Monsieur Peyton. Vous êtes l’instigateur de tout.

- Ce n’est pas vrai. Je n’ai pas voulu…

Jack était dans une impasse. Encore une fois. Jamais il n’avait voulu que Chambers fasse du mal à Carolyn. Et Chambers le savait très bien.

Il s’en voulut une nouvelle fois. Il avait vraiment le chic pour se mettre dans des situations compromettantes. Il ne pouvait pas se permettre un scandale. Pas à quelques mois des élections.

- Je vais appeler mon avocat.

Billy le gratifia d’un sourire méchant.

 

A SUIVRE...

 

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Betty 10/04/2014 15:09

Jack s'est encore mis dans de beaux draps...Et comme vous dites Marie A, c'est inquiétant de voir les deux autres côte à côte en prison.
Décidément....

Mr. Peyton 10/04/2014 19:09

Jusqu'à présent, Jack a réussi à bien s'en sortir, malgré toutes ses manigances. Espérons que cette fois encore, ce sera le cas :-)

Marie A 10/04/2014 14:51

Le plus inquiétant est que Cal et Chambers soient dans des cellules voisines... Avec un bouc émissaire en commun, il risquent de faire des dégâts...
Décidément, l'air de Peyton Place n'est pas bon pour la santé mentale :-/

Mr. Peyton 10/04/2014 19:07

Et pourtant, cette petite ville à l'air si charmante... ;-)