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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 688. Le venin (première partie)

# 688. Le venin (première partie)

Ce matin, Carolyn Russell a failli mourir de peur. Ou même mourir tout court.

Il était onze heures. Elle sortait de l’ascenseur, au sous-sol du Peyton Professional, où elle avait désormais une place pour sa voiture.

Tandis qu’elle se hâtait vers son véhicule (elle avait rendez-vous avec un client à l’autre bout de la ville), elle songea à l’affaire Pillburg et à ses futures conséquences.

Maintenant que Cal Fullerton était en prison, elle avait l’esprit plus tranquille. Elle considérait sa mère comme venger désormais. Elle avait téléphoné ce matin à l’hôpital psychiatrique où Marsha était enfermée. On lui a répondu, comme d’habitude, qu’il n’y avait pas d’amélioration.

Fullerton en prison, il ne restait plus qu’à Marsha de recouvrer ses esprits et tout irait mieux. Sauf si… Marsha ne recouvrait jamais ses esprits.

Elle chassa cette pensée pour se concentrer sur l’affaire Pillburg. Une affaire pas très difficile. Un homme qui porte plainte contre son patron pour licenciement abusif.

Sauf que le patron en question, c’est le tout puissant Jack Peyton. C’est là où tout se complique et où cette affaire somme toute banale devient délicate. Peyton va engager une kyrielle d’avocats pour se défendre. Mais Carolyn n’était pas femme à se laisser faire. Ni à être intimidée par un homme, même si celui-ci possède la moitié de la ville où elle réside.

Elle approcha de la voiture et se rappela mentalement d’appeler Joe Pillburg cet après-midi. Elle a besoin de le rencontrer pour en savoir plus sur Jack Peyton en tant que patron.

Elle ouvrit la portière de sa voiture, et finit par oublier Jack Peyton, sa carrière d’avocate et sa mère. Plus rien n’avait d’importance que ce qui se trouvait sur le siège conducteur de sa voiture.

Un cobra. Long de plusieurs mètres. Enroulé sur lui-même, il redressa la tête et montra ses incisives terrifiantes.

Carolyn poussa un cri et referma la porte avant l’attaque fatale.

Elle courut chercher de l’aide. Curieusement, sa peur se transforma en colère. Puis en soulagement. Car elle savait qui était passionné par ce genre de reptiles et qui avait mis cet animal dans son véhicule. Elle avait enfin la confirmation de l’identité de son agresseur.

***

Billy Chambers entra en trombe dans le bureau de Jack Peyton, à la Fabrique.

Jack n’avait toujours pas trouvé de remplaçant à Seth Buswell à la direction de l’entreprise familiale. Et pour tout dire, il n’était pas pressé.

Il avait dit aux ouvriers qu’il était en train de chercher quelqu’un de compétant à ce poste. Et en attendant, Seth se faisait le porte-parole des travailleurs et rapportait à Jack les éventuels problèmes.

Un sous-directeur, Frank Parrell, a été embauché pour s’occuper principalement des achats et des ventes.

Donc, pour l’instant, tout fonctionnait à merveille au sein de la Fabrique. Et si Frank faisait l’affaire, Jack lui confierait plus de responsabilités.

Finalement, peut-être qu’un nouveau directeur était superflu. En tout cas, ce n’était pas la première préoccupation de Jack en ce moment. Ni même la deuxième.

Billy avait l’air en colère. Il montra une lettre qu’il avait dans la main. « J’ai reçu ceci au courrier ce matin.

Jack ne broncha pas. Billy poursuivit : « C’est un avis d’expulsion. Vous me virez de l’appartement !

- Disons que les affaires sont dures en ce moment. Et j’ai besoin de louer cet appartement.

- On s’était mis d’accord, il me semble.

- Oui. Je vous ai fait venir ici à Peyton Place pour que vous vous occupiez de Carolyn Russell. Je n’en voulais plus dans mon entourage. Et en échange, je me suis arrangé pour vous nommer sergent et vous prêter un appartement grand standing près de la plage.

- Justement, je m’occupe de Carolyn. Et j’espère vous en débarrasser très prochainement.

- Seulement voilà, je n’ai plus besoin de vous, maintenant. Carolyn Russell n’est plus un problème pour moi. Vous restez sergent si vous le désirez, mais si vous voulez rester dans l’appartement, vous allez devoir en payer le loyer.

- Je n’ai pas les moyens, et vous le savez.

- Il y a d’excellents petits appartements en ville pas très chers. Passez à l’agence, on verra ce que je peux faire pour vous.

- Nous avions un accord…

Jack haussa les épaules. « Un accord ? Nous avons signé quelque chose ?

Billy ne répondit pas. Bien sûr que non. Aucun écrit.

Jack se leva. « Ecoutez, même si nous avions eu un accord, vous ne l’avez pas respecté. Je vous avais demandé de me débarrasser de Carolyn Russell. De la faire partir de cette ville. Et clairement, vous avez échoué.

Billy brandit l’enveloppe qu’il avait en main. « Je ne me laisserais pas faire.

***

Lorsqu’il revint au poste de police, Billy était toujours en colère contre Peyton.

Mais un autre fait va lui faire totalement oublier Peyton et son appartement chic.

Son bureau était occupé par l’officier Gil Calin. Il n’était pas seul. Carolyn Russell et Steven Cord étaient avec lui.

Lorsqu’il entra, tout ce petit monde s’est tourné vers lui.

Gil Calin s’empressa d’aller au-devant de Billy et le fit sortir pour l’emmener en réception.

Billy fronça les sourcils. « Gil, que se passe-t-il ?

- Nous avons un problème, Billy.

- Que se passe-t-il ?

- Billy, est-ce que tu possèdes un cobra ?

- Quoi ?

- Réponds à ma question. Est-ce que tu as un cobra ?

- C’est ridicule ! Dis-moi plutôt ce que ces deux avocats font dans mon bureau ? Ils sont là pour une affaire ?

- Ils sont venus porter plainte. Ou plus précisément Carolyn Russell a porté plainte.

- Contre qui ?

- Contre toi, Billy. Elle t’accuse de la harceler et d’avoir tenté de la tuer à plusieurs reprises. 

 

A SUIVRE...

 

 

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Commenter cet article

Marie A 08/04/2014 16:06

Jack et ses manigances... :-( Il n'apprendra donc jamais !

Mr. Peyton 09/04/2014 19:19

Que serait Jack sans ses manigances ? C'est un personnage très compliqué et difficile à suivre, c'est ce qui fait son charme. Enfin... c'est du moins ce que je pense ;-)