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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 682. Des boîtes de conserve

# 682. Des boîtes de conserve

Selena Cross referma le tiroir-caisse et sourit à Mme Everly. « Merci Mme Everly. Passez une bonne soirée.

Sa cliente partie, Selena entreprit de faire un petit inventaire des fruits et légumes, comme le lui avait demandé Maggie Carson, afin de savoir quelle quantité commander pour la semaine prochaine.

Selena saisit donc un bloc note et se rendit au rayon des fruits et légumes en chantonnant. Elle était sereine depuis que son beau-père était parti Dieu sait où.

Elle ignorait pourquoi cet ivrogne avait décidé de quitter la ville, ni même où il était allé, et elle s’en fichait. Le principal est qu’il soit loin et qu’il ne revienne plus.

Elle soupçonnait fortement Colleen d’être à l’origine de cette brusque disparition en faisant pression sur son oncle Jack, mais son amie ne lui avait jamais rien confirmé. De son côté, Selena évitait soigneusement de parler de lui à Colleen.

Lucas partie, sa vie s’était réorganisée. Elle pouvait rentrer le soir sans la peur au ventre, elle avait plus de liberté pour lire et faire ses devoirs. Et cela se ressentait également sur son travail. En sortant de l’école, elle se sentait légère et venait au Central Store de bonne humeur. Auparavant, elle était toujours fatiguée, lorsqu’elle devait prendre son service pour les deux heures qui restaient avant la fermeture.

Maggie avait également senti du changement chez la jeune fille et lui avait donné plus de responsabilités. Comme cet inventaire, par exemple.

Oh, bien sûr, Selena devait encore gérer la mauvaise humeur de sa mère Nellie, et devait veiller à l’éducation de son petit frère Joey (elle veillait chaque jour à ce qu’il fasse ses devoirs). Mais sans Lucas dans les parages, tout lui semblait plus facile.

Elle nota de commander quelques kilos de plus d’haricots, des pommes et des tomates. Malgré la concurrence du centre commercial, le petit magasin des Carson continuait à bien fonctionner. Le fait qu’il soit ouvert très tard le soir n’était pas étranger à son succès.

Selena leva la tête et aperçut derrière la vitre du magasin James Peyton qui se pressait pour se rendre au Peyton Professional.

Le frère de Colleen tourna la tête dans sa direction, comme s’il avait su qu’à cet instant, elle le regardait. Il lui sourit.

Selena sentit le rouge lui monter aux joues et retourna rapidement à son bloc note, faisant mine d’écrire quelque chose d’important. Sûr que Maggie allait lui demander à quoi rimer le gribouillage au-dessous de « commander 3 cagettes de tomates ».

Sans qu’elle sache pourquoi, Selena éprouvait de la colère vis-à-vis de James. Il était tellement beau. Il avait des yeux d’un bleu intense et son regard vous désarmait. Sans parler de son sourire communicatif. Oui, Selena détestait James. Mais elle était toujours troublée en le voyant. Peut-être que finalement ‘détester’ n’était pas le terme adéquate. Elle avait peut-être pour le frère de son amie un sentiment qu’elle ne connaissait pas encore.

Elle n’eut pas le temps de réfléchir à ce que pouvait être ce sentiment.

Derrière elle, au rayon ‘conserves’, elle entendit une voix s’élever. « Je t’en prie, arrête de me faire la morale. Je suis ici, tu vois, c’est déjà un grand progrès. Alors ne me demande pas en plus d’acheter de quoi faire un grand repas !

Selena n’aurait prêté aucune attention à cette conversation, si elle n’était pas passer devant le rayon avant de se rendre au comptoir.

Une femme s’empressait de mettre plusieurs boites de conserves (uniquement des plats préparés à réchauffer) dans le chariot. Rien d’anormal à cela, si ce n’est que personne n’était avec elle.

Selena haussa les épaules. L’autre personne était sans doute partie dans un autre rayon. Elle voulut retourner au comptoir lorsque la femme reprit : « Non je n’ai pas peur. Ne sois pas ridicule. Je ne tremble pas.

Selena se tourne et vit la femme seule, prenant d’une main tremblante une boite de cassoulet.

Elle s’avança vers elle en souriant. « Est-ce que ça va, Madame ?

La femme lui jeta un regard affolé. « Oui, oui… ça va merci.

En même temps, elle regardait dans toutes les directions, comme si elle s’attendait à voir quelqu’un débarquer : « En fait, je cherche… des boites de saucisses aux lentilles… Oh puis non ! Il faut que j’y aille, je suis pressée. On peut aller à la caisse ?

 

***

 

Paula Dixon traversa la rue munit de deux grands sacs de provisions, un posé sur chaque bras. Elle parvint à sa voiture et, pendant qu’elle calait les sacs dans le coffre, Eric Bullock s’appuya contre la voiture. « Je ne te donne pas de coup de main. Je suis mort !

- Très drôle !

- Et dans tous les sens du terme. Ce petit voyage m’a fatigué.

- Je ne suis allée qu’au Central Store.

- Tu y es allée histoire de ne pas crever de faim. Tes armoires à provisions étaient toutes vides. Et je vois que tu as pris des boites de conserves pour tenir au moins un mois. Tu comptes faire un siège ?

Paula ne répondit pas et alla s’asseoir au volant de la voiture. Eric apparu à ses côtés. « Le Peyton Professionnal est juste à côté. Tu ne voudrais pas aller dire bonjour à Betty ?

- Je n’ai pas le temps. ‘Des jours et des vies’ va commencer. Je veux savoir si Bradley s’est enfin décidé à dire à Ashley qu’il est le père de John.

Eric haussa les sourcils. « En effet, quel programme ! Tu as une vie passionnante Paula.

- La ferme, Eric !

Lorsque Paula arriva à la maison, elle eut la surprise de voir une voiture devant le portail de l’entrée. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que cette voiture, elle la connaissait bien.

Eric lui fit un petit sourire. « Tiens, un comité d’accueil. On dirait bien que ton feuilleton va passer à la trappe.

Paula pinça les lèvres. « C’est ce qu’on va voir !

L’accueil fut glacial. Paula, encombrée par ses deux sacs, n’arrivait pas à ouvrir le petit portail qui donnait sur le jardin.

Michael Rossi vint à son secours. Il était à la porte d’entrée, probablement en train de sonner, lorsqu’il vit Paula. Il traversa la cours et vint ouvrir le portail. « Désolé, dit-il, j’aurais dû le laisser ouvert. Laissez-moi vous aider.

Paula aurait voulu refuser, mais elle ressentit un réel soulagement physique une fois délestée de ses deux sacs en papier.

Mike fit la grimace. « Ça pèse une tonne. Vous avez dévalisé le magasin ?

Paula ne dit rien. Eric lui susurra à l’oreille. « C’était censé être une plaisanterie et tu étais censée rire et enchaîner la conversation.

- Tais-toi !

Mike se tourna vers elle, surpris. « Pardon ?

- Rien, je… je pensais à quelque chose.

- Vous savez ce qu’on dit : un penny pour vos pensées, mais vous voyant tellement préoccupée, cela vaut au moins deux pennies.

Eric intervint : « Question humour, ton toubib a des progrès à faire.

Une fois qu’ils furent arrivés devant le perron, Paula desserra les dents pour dire : « Merci beaucoup Mike. Vous pouvez poser les sacs, je vais me débrouiller seule.

- Pas question, je vais vous aider à…

- C’est gentil à vous, mais tout ira bien.

Le ton était plus impatient que Paula n’aurait voulu. Mais elle était réellement impatiente de rentrer chez elle. Et seule avec son fantôme.

Mike insista : « Vous êtes vraiment sûre que tout ira bien.

Paula soupira. « Mike, pourquoi êtes-vous ici ?

- Je passais dans le coin et…

- Mike… la vraie raison.

Mike regarda Paula avec intensité : « On se fait du souci pour vous.

Paula haussa les sourcils : « On ?... Laissez-moi deviner : c’est Betty qui vous envoie, n’est-ce pas ?

Mike ne chercha pas à nier : « Elle m’a dit que vous refusiez de sortir de chez vous.

- Eh bien, vous avez la preuve que ce n’est pas le cas !

Mike puisa dans un des sacs une boite de conserve. « Vous comptez vous nourrir avec ça ?

- Ecoutez, Mike. J’apprécie votre sollicitude, mais laissez-moi manger ce que je veux.

- Betty n’a pas menti : vous restez cloitrée chez vous en ingurgitant ces conserves et autres crèmes glacées.

Eric s’approcha de Paula. « Il n’a peut-être pas d’humour, mais il est sacrément perspicace !

Mike saisit le bras de Paula. « Il ne reviendra plus.

- Quoi ?

- Cal Fullerton. Il ne reviendra plus. Vous n’avez pas besoin d’avoir peur.

Paula se dégagea. Elle ouvrit la porte et saisit les deux sacs. « Merci de m’avoir aidé Mike. Je dois vous laisser, j’ai encore plein de choses à faire.

Elle entra, laissa Mike sur le pas de la porte, et dit : « La prochaine fois, appelez avant de venir.

Puis elle ferma la porte au nez de Mike.

Eric se tourna vers elle et l’observa d’un œil malicieux. « Ca c’était envoyé !

 

A SUIVRE...

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Marie A 27/03/2014 19:41

Que c'est mignon l'amour au printemps :-)
Et on se faisait du souci pour Marsha...

Marie A 27/03/2014 19:41

Que c'est mignon l'amour au printemps :-)
Et on se faisait du souci pour Marsha...

Mr Peyton 28/03/2014 19:52

Voyons, voyons... le docteur Rossi s'inquiète pour Paula, ça ne va pas plus loin... ;-)