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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 679. C'est donc pour ça !

# 679. C'est donc pour ça !

Paula Dixon versa le lait brulant dans la tasse et remua énergiquement avec une cuillère.

Posté en face d’elle, Eric Bullock avait un sourire moqueur. « Tu bois du chocolat chaud, maintenant ? Fini les grands mugs de café ?

Paula secoua la tête. « Le café m’empêche de dormir. Cette nuit, je n’ai pas arrêté de gesticuler dans tous les sens sans trouver le sommeil.

- Et tu es certaine que c’est la faute du café ?

Paula saisit la tasse de chocolat, sortit de la cuisine et alla s’installer dans le canapé. L’écran de télévision diffusait un épisode de Starsky et Hutch.

Eric apparu sur le canapé. « Tu n’as pas répondu à ma question.

- Bien sûr que c’est le café. Que veux-tu que ce soit d’autre ?

- La peur, par exemple.

Paula fronça les sourcils, l’air de ne pas comprendre. « La peur ? Quelle drôle d’idée !

- Paula, tu as subi un traumatisme à la maison de la plage.

- Tout va bien.

- C’est pour ça que tu traines toute la journée à la maison comme une âme en peine.

- Ecoute, on est bien tous les deux ici, sur ce canapé.

- Va voir Mildred Stewart.

- Eric, si tu es là pour me saper le moral, disparaît !

Ce qu’Eric fit. Désormais seule dans son canapé, Paula remonta le plaid sur ses genoux et regarda la fin de l’épisode.

 

***

 

Ce matin-là, ce fut Betty Anderson qui trouva une excuse pour ne pas prendre le petit déjeuner à la maison avec Carolyn Russell.

La veille, elle avait prévenu Steven qu’elle partirait tôt et qu’elle emmènerait Brian avec elle.

Elle s’inquiétait pour Paula. Elle n’était pas venue travailler lundi, comme elle avait promis de le faire. Et nous étions déjà jeudi.

Paula n’allait pas bien et le fait de voir le petit Brian devrait lui faire le plus grand bien.

Elle gara sa voiture dans la rue, puis emprunta l’allée menant à la maison de Paula, tenant un Brian impatient à la main.

Elle sonna une fois à la porte. Pas de réponse.

Elle appuya une seconde fois sur la sonnette. Toujours pas de réponse. Brian tira sur le bras de Betty. « Paula est pas à la maison, Maman ?

- Je crois que si, mon chéri. Mais elle ne doit pas entendre.

Elle sonna de nouveau et cette fois, cria : « Paula. C’est Betty. Ouvre !

Personne n’ouvrit la porte, mais Betty crut discerner un mouvement à travers la petite vitre opaque en forme de demi-cercle située en haut de la porte.

- Paula, répéta Betty. Ouvre. Brian est avec moi.

Sans le savoir, Betty avait prononcé le sésame qui ouvrit la porte. Paula cligna des yeux devant la lumière du jour. Betty nota qu’elle avait la peau blême, les traits tirés et les joues creusées.

- Ne restez pas là, dit-elle rapidement. Entrez !

Betty et Brian entrèrent. Paula s’empressa de fermer la porte à clé.

Brian tendit les bras en souriant. « Tante Paula !

Paula sembla alors se détendre. Elle sourit et prit l’enfant dans ses bras. « Bonjour, mon petit monstre.

- Maman et moi on vient te rendre visite. Maman a dit qu’elle allait faire des pancakes chez toi.

Pendant que Paula et Brian conversaient, Betty alla ouvrir les volets, laissant la lumière pénétrer l’intérieur de l’appartement.

En se retournant, elle se figea en apercevant le désordre qui régnait dans la pièce. Pots de crèmes glacés de différents parfums étalés sur la petite table, trois tasses vides, dont une renversé sur le sol.

Betty fronça les sourcils. Ce n’était pas dans les habitudes de Paula de négliger son intérieur. Elle en conclue que l’état de la maison ne devait pas différer de l’état d’esprit de Paula.

Paula posa un regard gêné sur Betty. Puis elle détourna les yeux.

Betty alla dans la cuisine et sortit tous les ingrédients pour faire des pancakes. Brian la suivit. Paula aussi. « Betty, ce n’est pas nécessaire de te donner autant de mal.

- Il faut que tu manges.

- Ouais, Tante Paula, faut que tu manges. Maman dit toujours que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée.

Paula sourit et caressa la tête chevelue du petit Brian. « Ta maman a raison. Mais je n’ai pas très faim ce matin et…

- Il n’y a pas de ‘mais’, coupa Betty. Tu dois manger pour prendre des forces afin d’aller travailler.

- C’est gentil à toi, mais je crois que je vais rester ici. J’ai besoin de me retrouver seule, tu comprends. Je reviendrais lundi au bureau.

Betty regarda Paula d’un air sévère et pinça les lèvres. Paula, quant à elle, évitait soigneusement son regard.

Betty se pencha vers Brian. « Chéri, il n’y a plus de sucre dans la cuisine, tu veux aller en chercher au sous-sol. Tu sais où Tante Paula range ses provisions.

- Oui.

- Profites-en pour prendre la plaque de chocolat qui reste, si tu me promets de ne pas tout manger d’un seul coup, rajouta Paula.

Brian était ravi. « Merci, tante Paula.

Puis il déguerpit de la cuisine, laissant Betty seule avec son amie. Elle se planta devant elle. « Qu’est-ce qui ne va pas ?

- Tout va bien, Betty. Je suis juste…

- Tu es ‘juste’ rien du tout. Je ne veux pas entendre d’excuses bidon. Je suis ton amie et je mérite mieux que ça, non ?

Paula baissa la tête et tapa le sol du pied d’un geste d’impatience.

Betty insista. « Paula, tu t’enfermes dans ta maison sans ouvrir les volets, tu ne fais plus de ménage, tu te laisses aller… Je m’inquiète, Steven s’inquiète. Et même Lisa !

Paula pensa s’en sortir par une boutade. « Ton discours n’était pas mal, mais la fin décrédibilise tout.

Betty fronça les sourcils. « Je ne plaisante pas, Paula. Qu’est-ce qui se passe ? Tout à l’heure, quand j’ai dit que Brian était avec moi, tu as ouvert immédiatement, comme si…

Betty semblait réfléchir. Puis elle eut un déclic. « Tu crois que Fullerton peut revenir achever le travail, c’est ça ! Tu as peur qu’il revienne pour te faire du mal.

Paula ne chercha plus à dissimuler ses craintes. « Je le connais Betty. Il est déterminé. Il se peut qu’il veuille encore se venger de moi. Je dois rester sur mes gardes.

Le puzzle prenait forme dans l’esprit de Betty. « Et c’est pour ça que tu es partie de chez nous. Tu avais peur qu’il s’en prenne à Brian, ou à moi, n’est-ce pas ?

Le silence de Paula était significatif.

Betty s’avança vers elle et lui prit le bras avec affection. « Paula, tu ne peux pas vivre comme ça. Recluse, dans la peur. Il va falloir que tu affrontes la réalité.

- Je… je ne peux pas, Betty. Pas maintenant. Pas encore.

- Tu ne vas pas rester enfermer ici aussi longtemps que Cal est en liberté.

Paula haussa les épaules. « Je suppose qu’il faudra que je sortes faire des courses.

Betty secoua la tête. Comme toujours, Paula tentait de s’en sortir par une boutade. Il apparut à Betty qu’elle n’allait pas l’aider de cette façon. Elle devait se montrer patiente avec son amie. Ne pas la brusquer. Et réfléchir à ce qui pourrait l’aider.

Brian revint du sous-sol la bouche barbouillée de chocolat, ce qui fit rire les deux femmes.

- Allons-y, dit Betty en saisissant le paquet de sucre. Au fait Paula, je ne te l’ai pas dit, mais je suis la pire cuisinière de toute la ville. 

 

A SUIVRE...

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Commenter cet article

Marie A 21/03/2014 18:34

Excellent choix de programme Paula :-D

Ah, on ne soulignera jamais assez tous les prodiges que peuvent faire les enfants !

P.S. petite piste pour K.C. est-ce qu'elle a pensé à te demander si tu cliquait bien sur l'icône message au moment de publier ton article ? Expérience faite, si tu le modifies après avoir réglé ces paramètres, tout est à l'eau... Mais bon, je voudrais pas me mêler...

Mr Peyton 21/03/2014 22:57

C'est vrai que le petit Brian est bien utile en ce moment ;-)

Merci pour la piste. KC est plus douée pour résoudre des affaires plus complexes. En fait, je ne pensais pas du tout à cliquer sur l'enveloppe dans "partager sur les réseaux sociaux".

Pour OB, une boite mail est un réseau social ! Mouais, ça se discute quand même.

Bon, j'ai réactiver cet épisode, on verra bien si ça fonctionne ;-)