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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 677. Toute la vérité sur un mensonge

# 677. Toute la vérité sur un mensonge

JUIN 1972

 

Jack reprit conscience un lundi matin.

Sa vision était d’abord trouble, puis il discerna lentement les contours de la pièce, les murs blancs et tristement vides de décoration, la porte bleue, le goutte-à-goutte, la perfusion. Puis l’homme en blanc penché sur lui.

Il sentit une légère douleur au genou.

Il tenta de remuer, mais son corps avait du mal à réagir. Il avait la bouche sèche.

Il marmonna : « Où suis-je ?

L’homme en blanc lui parla. Il avait déjà entendu cette voix. « Monsieur Peyton, vous êtes à l’hôpital. Vous souvenez-vous de ce qui est arrivé ?

- Non, je…

Puis petit à petit, comme les pièces d’un puzzle qui s’emboitent, il se rappela : « Il y a eu une explosion. Je…

Soudain, la peur le saisit. Il remua nerveusement. « James ! Il était avec moi, que lui est-il arrivé ! Où est-il ?

La voix de l’homme lui parvint comme lointain. « Calmez-vous Monsieur Peyton. James va bien. Il est dans une autre chambre. Il a été secoué, mais ses jours ne sont pas en danger.

- J’aimerais le voir.

- Ca ne sera pas possible immédiatement, Monsieur. Mais je vous rassure, il va bien, vous n’avez pas d’inquiétude à avoir.

Jack regarda avec plus d’attention l’homme en blanc. « Je vous connais, vous…

L’homme sourit. « Je suis le docteur Cal Fullerton.

- Vous êtes avec Lisa, n’est-ce pas ?

Jack tenta de remuer sa jambe gauche, mais n’y parvint pas. « Docteur, je ne ressens rien à la jambe. Je… je suis paralysé ?

Cal secoua la tête, l’air grave. « Non Monsieur. Jack fit un effort pour se redresser et ce qu’il vit lui donna envie de vomir. « Non, c’est pas vrai… non…!!!

La panique l’envahit.

Cal se pencha vers lui. « Calmez-vous…

- Vous voulez que je me calme. J’ai perdu une jambe, bordel ! Comment voulez-vous que je me calme ! Je… je ne pourrais plus jamais marcher !

- Vous êtes en vie, Monsieur Peyton. C’est le principal.

- Mais je suis estropié.

- Nous avons été obligé d’amputer votre jambe, au-dessous du genou. Ce qui signifie que vous pouvez plier encore la jambe. Nous allons vous poser une prothèse et vous pourrez marcher.

- Mais ce ne sera plus comme avant.

- Je vous le rappelle, Monsieur Peyton. Vous êtes en vie et c’est tout ce qui importe. Je vais vous laisser, j’ai des visites à faire.

Cal Fullerton revint en fin de journée. Personne n’avait pris la peine de venir voir Jack aujourd’hui. Il avait passé la journée à ruminer et à dormir, la morphine faisant son effet.

Lorsque Fullerton entra dans la chambre, Jack le bombarda de questions car il n’avait aucune idée de ce qui s’était passé après l’explosion.

Cal répondit patiemment à ses questions, du moins à celles dont il pouvait apporter une réponse.

Après cela, Cal s’avança vers lui. « Monsieur Peyton, il faut que je vous dise quelque chose.

- Quoi ?

- C’est à propos de Lisa.

- Qu’est-ce qu’elle a fait encore ?

- Elle est accusée de meurtre. Jack écarquilla les yeux, ne pouvant croire ce que Cal venait de lui dire. « De meurtre !

- Oui, le meurtre du Docteur Elby. On a retrouvé son corps… dans le jardin de sa maison. Et ce n’est pas tout.

- Qu’est-ce qu’il peut y avoir de pire ?

- Votre frère, Monsieur. Linden Peyton.

Jack sentit son cœur s’emballait. « Continuez…

- Elle… Lisa m’a fait des aveux. Elle m’a dit qu’elle avait tué Linden. Elle m’a dit que… La voix de Cal se brisa.

Jack le força à continuer. « Que vous a-t-elle dit ?

- Qu’elle avait mis de la strychnine dans la tasse à café de Linden. Elby était au courant, il avait la tasse qui pouvait l’incriminer, et il la faisait chanter avec. Alors elle l’a tué !

Jack fronça les sourcils. « Vous êtes sûr que c’est elle ?

Lisa avait de nombreux défauts, mais Jack n’avait jamais vu une meurtrière en elle.

Cal hocha la tête. « Oui et j’étais là quand elle a tué Elby. Je… en fait, elle ne voulait pas. Elle avait donné rendez-vous à Elby en haut de la falaise de Peyton Place. Elle voulait que je lui fasse peur. Je l’ai donc accompagné. J’ai menacé Elby. Mais Lisa est intervenue. Elle est devenue comme folle. Elle hurlait après lui. Puis elle l’a poussé. Si violemment qu’il est tombé de la falaise. Elle ne voulait pas le tuer. Elle voulait juste lui faire peur pour qu’il arrête de lui faire du chantage.

- Pourquoi vous n’avez pas prévenu la police ?

- J’ai… je le regrette, mais je ne voulais pas qu’elle aille en prison, vous comprenez ? Alors je l’ai aidé. J’ai mis le cadavre dans le coffre, j’ai fouillé ses poches, trouvé la clé de sa maison et suis allé récupérer la tasse. Puis j’ai emmené Elby jusqu’à la maison de Lisa et l’ai enterré dans le jardin. Lisa voulait y placer la tasse à café avec. Elle disait que c’était l’endroit le plus sûr.

Jack ferma les yeux. « C’est un cauchemar.

Cal poursuivit. « J’ai été pris de remords, et j’ai appelé la police. Ils ont déterré le cadavre et trouvé la tasse qui a tué Linden.

Jack fronça les sourcils. « Et vous ? Pourquoi êtes-vous ici. Vous êtes son complice. Vous devriez être en prison.

- C’est que… je n’ai pas dit la vérité à la police. Je ne leur ai pas dit que j’avais aidé Lisa.

Jack secoua la tête. « Pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous venez me dire tout ça ?

- Pour que vous m’aidiez, Monsieur.

Cal se leva et alla ouvrir la porte. Il fit signe à une personne d’entrer. L’homme, un afro-américain, entra et se tourna vers Cal. « Laisse-nous maintenant ».

Cal s’en alla et referma la porte derrière lui.

Jack n’arrivait plus à comprendre ce qui se passait. « Qui êtes-vous ? Jack se demandait s’il n’était pas en train de faire un mauvais rêve. La morphine ne l’aidait sans doute pas à y voir très clair.

L’homme s’approcha de lui. « Je m’appelle Jeremy Jordan, et j’ai une proposition à vous faire. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je veux que vous m’aidiez à protéger Cal Fullerton.

- Qui êtes-vous ?, répéta Jack, la tête comme enveloppé dans du coton.

- Je suis le père adoptif du docteur Fullerton. Je veux juste protéger mon fils. Il n’a pas commis de crime, il vous l’a expliqué. Il s’est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

- Je… ne comprends rien à tout ceci.

- C’est simple, Monsieur Peyton. Je veux que mon fils ne soit pas inquiété par la police.

- Il a menti aux autorités.

- Peu importe ce qu’il a dit, il n’est pas coupable du meurtre et risque de se retrouver en prison. Votre ex belle-sœur clame à qui veut l’entendre qu’elle est tombée dans un piège tendu par Cal et que c’est lui seul l’assassin d’Elby.

- Je ne vois pas ce que je peux faire pour vous aider.

- C’est simple. Vous avez des rapports privilégiés avec les autorités de cette ville. Je veux que vous jouiez de votre influence pour falsifier le rapport de l’autopsie d’Elby qui va être pratiquée sous peu.

- Je n’ai pas le pouvoir de…

- Si vous l’avez, Monsieur Peyton. L’autopsie va révéler qu’Elby est mort suite à une chute de plusieurs mètres et ils vont découvrir qu’il est mort aux pieds des falaises. Avec tous les rochers qu’il y a, il fallait un homme fort pour dégager le cadavre et le mettre dans le coffre d’une voiture. Lisa Peyton ne pouvait pas le faire. Ils vont donc soupçonner mon fils.

Jack secoua la tête. « Je refuse. Je refuse d’être complice de tout ça. Non seulement je ne vous aiderais pas, mais je vais aller tout raconter à la police. Cal Fullerton doit payer pour ce qu’il a fait.

Jordan sourit. Un sourire sans joie. « Mais si vous allez le faire, Monsieur Peyton. Vous allez faire exactement ce que je dis.

- Et pourquoi je devrais faire ça ?

Jordan prit un temps avant de répondre. « Vous avez subi un choc terrible, mais vous n’avez pas perdu la mémoire, n’est-ce pas ? Malooga, ça vous dit quelque chose, non ? La société fantôme créée par Hannah Cord, la mère de Jack, pour détourner des fonds afin de financer la campagne d’un candidat aux primaires de l’élection présidentielle. Il s’est avéré que ce candidat en question était un assassin, membre d’une organisation criminelle.

Comment Jordan pouvait-il avoir appris ça, et aussi vite ? Il avait veillé à étouffer l’affaire. Il ne sut que répondre et Jordan exposa un sourire de contentement. « Parfait. Je suis content de voir que nous avons passé un accord. Vous allez vous occuper de ce rapport d’autopsie, en fabriquer un de toute pièce, et en échange, je m’engage à vous reconstruire un Peyton Professional trois fois plus grand que celui qui n’est plus. Je paierais toute la part que les assurances ne prendront pas en charge.

L’offre était alléchante, mais Jack n’avait pas envie d’aider le complice d’une criminelle à s’en sortir.

Jordan reprit : « Et ce n’est pas tout, Monsieur Peyton. Je vais financer également la campagne électorale.

- Quelle campagne ?

- La vôtre, voyons. Les élections du maire ont lieu en automne prochain, il me semble. Avec les appuis que j’ai, vous allez gagner, c’est une évidence.

C’était un pacte avec le diable. Mais Jack n’avait pas le choix.

 

A suivre...

 

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Commenter cet article

Marie A 18/03/2014 19:26

A-haaa ! Merci pour ce flash-back, on comprend enfin le pourquoi du comment !
L'est plutôt mal barré notre cher Jack :-)

Au fait, toujours pas reçu de mail de notification :-(

Mr Peyton 18/03/2014 21:41

Merci :-) Effectivement, ça fait du bien de comprendre le pourquoi du comment lorsqu'il s'agit de Jack.

Maintenant, à moi de comprendre le pourquoi du comment plus personne ne reçoit de notification par mail. Une enquête dure et difficile m'attend. Peut-être que KC, si elle a un moment de libre... ;-)